Le noodrome secret de la psychanalyse
On va démontrer que : le noodrome est la psychanalyse évolutive. Le moyen terme sera la phénoménologie.
1/ La phénoménologie est la psychanalyse évolutive
Le contexte historique de la phénoménologie est situé autour de trois philosophes juifs allemands fondateurs de 3 sciences humaines nouvelles et révolutionnaires d'un impact considérable :
Karl Marx : 1818-1883, économie politique,
Sigmund Freud : 1856-1939, psychanalyse,
Edmund Husserl : 1859-1938, phénoménologie.
Husserl et Freud se suivent de très près.
La phénoménologie et la psychanalyse ont le même objet et une même méthode.
En effet la réduction phénoménologique (transcendantale et eidétique) est une méthode de la psychanalyse. Descartes promoteur de la phénoménologie échoue à l'accomplir dans l' « époché », mise entre parenthèse de la contradiction (x & x') qui n'est autre que l'inconscient et la subjectivité. Conscience du doute absolu.
Partant de l'objet on se retourne vers le sujet où s'appréhende l'objet.
Le développement de la fonction logique f(x) est effectué grâce à cette contradiction mise en parenthèse codant la variation de x {0, 1} :
f(x) = ax + bx' ; f(1) = a ; f(0) = b ; => f(x) = f(1)x +f(0)x'
f(x, y) = f(1, 1)xy + f(1,0)xy' + f(0, 1)x'y + f(0,0)x'y' etc...pour 3 variables...
cf : Couturat : l'algèbre de la logique (1900) p.31.
On peut proposer de représenter la réduction-époché par l'expression suivante:
< e° ∨ x .=. x .=. x ∧ e² >
e° : élément neutre pour le ou (∨) : le sujet;
e² : élément neutre pour le et (∧) : le monde.
La psychanalyse ayant pour<objet> l'inconscient, le sujet, (ça, je) suit donc le même
chemin logique booléen, On entre dans l'ics par la réduction phénoménologique.
Conséquence. La psychanalyse est une science du sujet, une nouvelle psychiatrie psychopathologie inverse de la psychologie « naturelle » de l'objet,
La mathématique étant, selon Husserl, la méthode universelle et transcendantale des sciences ouvre deux domaines opposés et parallèles:
-les sciences physiques exigeant une métrique que permettent les ensembles dérivés de l'arithmétique: N, Z, Q, R, C,
-les sciences psychiques où règne l' « intentionnalité » ,« irréelle » ,temporelle, en accord avec l'algèbre logique de l' idempotence.
2/ Le noodrome est une phénoménologie.
Le noodrome est un logo informatique, créé pour un site : <<noodrom.net>>
Un néologisme signifiant le chemin de l'intelligence, décliné comme les concepts husserliens de noème, noèse, noématique...
Il s'agit de la méthode du psychanalyste qui part d'observations d'objets de la conscience:symptômes, paroles, récits de rêves,actes manqués, associations d'images, d'idées, archétypes, qui tente de retourner au sujet, au je, au moi inconscient, au ça, pour traduire, interpréter, comprendre.
Pour cela on utilise une méthode logique booléenne élaborée par l'école de Piaget de structures, de fonctions logiques, de groupes, de sousgroupes, intergroupes d'éléments organisés en tableaux, /TP/n (tableau de Piaget à n variables),
Que fait l'élève, l'apprenti, dans un atelier de logique, de noodromie ?
Il apprend une nouvelle langue universelle: un alphabet, un lexique, une syntaxe, une sémantique pour traduire: thème et version, il apprend le codage, le décodage, littérisation, numérisation, déclinaison, conjugaison, développement, réduction...
Tous ces exercices sont inspirés par la réduction phénoménologique, la mise entre parenthèse des éléments neutres.
On apprend le commentaire de textes des grands maîtres (Freud, Jung, Klein, Lacan,) On fait des incursions parmi les philosophes de la subjectivité: Descartes, Montaigne, Rousseau, Kant, Husserl, Heidegger, sans oublier linguistes, neurologues, ethnologues, économistes.
On apprend le thème et la version: du symptôme à l'expression logique et l'inverse.
Pour terminer cette démonstration citons un texte de Husserl tiré de « philosophie première » <la limitation de l'horizon de Locke.>
<< Une idée importante dans le fond, en dépit de toute la fâcheuse obscurité de ses développements, apparaît ici chez Locke:
si nous pouvions révéler systématiquement toutes les idées élémentaires (entendues ici comme cogitata qua cogitata) qui surgissent avec une intuitivité originaire dans la conscience pure; si nous pouvions en outre mettre au jour systématiquement les modes selon lesquels ces idées simples se combinent, dans un processus intuitif à l'origine, pour former des idées complexes, nous aurions esquissé par là tout l'univers des connaissances humaines possibles; nous aurions en effet déterminé a priori pour tous les concepts possibles, pour toutes les significations de mots possibles, le matériel d'idées, en quelque sorte l'alphabet des idées élémentaires et des concepts légitimes. Et de plus, nous aurions les modes d'enchaînement dégagés des idées elles-mêmes, selon lesquels ces idées se combinent en idées complexes réellement intuitives, donc en quelque sorte l'alphabet des modes de formation, par quoi la sphère de toutes les pensées vraies possibles serait déterminé. »